Comment s’habiller au Japon ?
La réponse en trente secondes
Trois couches fines plutôt que deux épaisses, et une qui s’enlève en trois secondes : vous passerez votre journée à entrer et sortir de trains, de boutiques et de temples surchauffés ou climatisés. Comptez quatre à cinq hauts, un pantalon, une veste coupe-vent, et des chaussures que vous retirez sans vous asseoir. Emportez deux paires de chaussettes de plus que prévu. En hiver, ajoutez une vraie couche chaude si vous montez au nord : à Sapporo, la minimale moyenne de janvier descend à 6,4 °C sous zéro.
Conditions du jour ; le bouton au bas de l’encart déplie les cinq jours à venir. Pour préparer votre valise, fiez-vous plutôt aux normales sur trente ans, mois par mois.

Au sommaire
- Au Japon, on passe sa journée à enlever et remettre la couche du milieu
- Comment s’habiller au Japon selon le profil
- Train, temple, restaurant, onsen : la tenue par situation
- Mois par mois, avec les normales de Tokyo
- Du nord au sud, vingt et un degrés d’écart le même mois
- En juillet, l’air de Tokyo est à 76 % d’humidité pour 29,9 °C
- Les typhons, mois par mois et région par région
- Fuji, Kumano Kodo, Alpes japonaises : trois massifs, trois garde-robes
- À emporter, à laisser
- La checklist pour le Japon
- Vous vous déchausserez plusieurs fois par jour
- Les points à retenir
- Questions fréquentes
- Destinations comparables
- Sources et mise à jour
Au Japon, on passe sa journée à enlever et remettre la couche du milieu
Sur la plupart des destinations, la pièce qui sauve la valise se choisit contre le dehors. Au Japon, elle se choisit contre l’écart entre le dehors et le dedans. Une journée type enchaîne un quai de gare, un train chauffé à bloc, une rue à trois degrés, un grand magasin à vingt-deux, un temple non chauffé, un restaurant en sous-sol. L’été, le même trajet se fait en sens inverse, avec 31 °C dehors et une climatisation agressive partout.
Emportez donc trois épaisseurs légères, et arrangez-vous pour que celle du milieu s’enlève sans retirer la veste. Un gilet polaire zippé, un cardigan technique, une chemise ouverte par-dessus un t-shirt : le critère n’est pas la chaleur, c’est la vitesse à laquelle vous pouvez la faire disparaître dans un sac.
La deuxième conséquence est moins attendue. Vous marcherez beaucoup plus que vous ne l’imaginez, et vous vous déchausserez plusieurs fois par jour. Les chaussettes cessent d’être un détail, et les chaussures à lacets serrés deviennent une corvée.
Deux raisons propres au Japon. L’été, l’humidité de Tokyo grimpe à 76 % en juillet : un synthétique saturé prend une odeur en une journée, la laine beaucoup moins, et vous ne laverez pas tous les soirs. L’hiver, vous alternerez sans arrêt entre le froid sec de la rue et des intérieurs surchauffés : la laine encaisse mieux ce va-et-vient qu’une maille qui ne gère que le sec. Visez 150 g/m² en été, 200 g/m² en mi-saison, 240 g/m² pour Hokkaidō en janvier.
| Couche | Le problème sur place | À viser |
|---|---|---|
| Au contact | L’humidité de l’été, et les intérieurs surchauffés de l’hiver | Laine mérinos plutôt que coton, qui reste mouillé |
| Intermédiaire | Le passage permanent du dehors au dedans | Une pièce zippée qui s’enlève sans retirer la veste |
| Extérieure | La pluie, réelle : il tombe 234,8 mm à Tokyo au seul mois d’octobre | Une veste vraiment imperméable, pas un coupe-vent |
| Aux pieds | Le déchaussage, plusieurs fois par jour | Des chaussures qui se retirent debout, et des chaussettes en nombre |
Notre sélection pour le Japon
Une pièce par couche, de l’humidité de juillet à la neige de janvier.
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Comment s’habiller au Japon selon le profil
Le climat ne fait aucune différence entre les voyageuses et les voyageurs, et le Japon ne pose pas de code vestimentaire genré au visiteur. Un point pratique change tout de même la valise : vous serez amené à retirer vos chaussures devant d’autres personnes, assis ou debout, plusieurs fois par jour.
La valise côté femme
Quatre à cinq hauts, dont deux à manches longues, un pantalon et une jupe ou une robe mi-longue si vous voyagez à la belle saison. Les collants sont une bonne idée à l’automne et au printemps, à condition de se rappeler qu’on les verra : sur tatami, on marche en chaussettes ou en bas, jamais en chaussons.
Privilégiez des chaussures à enfiler plutôt qu’à lacer. Une paire de bottines à fermeture éclair latérale, des mocassins, des baskets à lacets élastiques : vous gagnerez un temps considérable et vous éviterez de bloquer l’entrée d’un restaurant.
La valise côté homme
Quatre à cinq hauts techniques, un pantalon de ville qui supporte la marche, un short seulement si vous partez entre juin et septembre. Une veste intermédiaire zippée, qui sera votre pièce la plus utilisée. Les Japonais s’habillent proprement en ville, y compris pour des activités banales : une tenue nette compte plus qu’une tenue habillée.
Train, temple, restaurant, onsen : la tenue par situation

Dans quatre de ces six situations, vous vous déchausserez. Prenez des chaussures que vous ôtez sans vous asseoir, et des chaussettes que vous assumez de montrer.
| Situation | Tenue | Pièces |
|---|---|---|
| Train et métro | Couche intermédiaire ouvrable | Un sac où la ranger, les rames sont chauffées l’hiver et glaciales l’été |
| Temple ou sanctuaire | Tenue correcte, épaules et genoux couverts | Des chaussures à retirer vite, certains bâtiments se visitent déchaussé |
| Restaurant traditionnel | Ce que vous portiez, en propre | Des chaussettes sans trou, on s’assoit parfois au sol |
| Ryokan | Le yukata fourni dans la chambre | Rien à emporter, mais des chaussettes de rechange |
| Onsen | Rien, le bain se prend nu | Une petite serviette, souvent fournie ou louée sur place |
| Marche urbaine | Tenue du jour, chaussures souples | Vous dépasserez facilement quinze kilomètres par jour à Kyoto |
Mois par mois, avec les normales de Tokyo

Gardez une couche intermédiaire dans votre sac les douze mois de l’année, y compris en août. Les trains et les magasins sont climatisés à fond l’été, et surchauffés l’hiver.
Ces normales 1991-2020 sont celles de Tokyo, qui sert de référence parce que la plupart des séjours y passent. Elles ne valent ni pour Hokkaidō ni pour Okinawa.
| Mois | Ce que vous portez | Min. (°C) | Max. (°C) | Pluie (mm) | Humidité |
|---|---|---|---|---|---|
| Janvier | Trois couches, doudoune fine, bonnet | 1,2 | 9,8 | 59,7 | 51 % |
| Février | Trois couches, doudoune fine | 2,1 | 10,9 | 56,5 | 52 % |
| Mars | Deux couches, veste imperméable | 5,0 | 14,2 | 116,0 | 57 % |
| Avril | Manches longues, couche intermédiaire | 9,8 | 19,4 | 133,7 | 62 % |
| Mai | Manches longues le matin, courtes l’après-midi | 14,6 | 23,6 | 139,7 | 68 % |
| Juin | Manches courtes, veste imperméable, c’est le tsuyu | 18,5 | 26,1 | 167,8 | 75 % |
| Juillet | Manches courtes en mérinos, rien de serré | 22,4 | 29,9 | 156,2 | 76 % |
| Août | Manches courtes, une couche contre la climatisation | 23,5 | 31,3 | 154,7 | 74 % |
| Septembre | Manches courtes, imperméable, saison des typhons | 20,3 | 27,5 | 224,9 | 75 % |
| Octobre | Manches longues, veste imperméable | 14,8 | 22,0 | 234,8 | 71 % |
| Novembre | Deux couches, veste | 8,8 | 16,7 | 96,3 | 64 % |
| Décembre | Trois couches, doudoune fine | 3,8 | 12,0 | 57,9 | 56 % |
L’automne est la saison la plus arrosée, pas l’été : 224,9 mm en septembre et 234,8 mm en octobre contre 156,2 mm en juillet. Et l’humidité passe de 51 % en janvier à 76 % en juillet : à ce taux, la sueur ne s’évapore plus.
Deux périodes concentrent la fréquentation du pays. En moyenne sur 1991-2020, les cerisiers fleurissent à Tokyo le 24 mars et atteignent la pleine floraison le 31 ; à Kyoto, le 26 mars et le 4 avril ; à Sapporo, le 1er et le 6 mai. Le hanami se passe assis par terre, et il dure jusqu’au soir. La température perd plusieurs degrés entre-temps : prévoyez la couche que vous auriez laissée à l’hôtel à midi. Pour les érables, la normale de rougissement tombe le 28 novembre à Tokyo et le 5 décembre à Kyoto, sur des matinées à 3,5 °C de minimale moyenne dans le bassin de Kyoto.
Les prévisions de floraison annoncées chaque année dans la presse viennent d’opérateurs privés : l’agence météorologique japonaise n’en publie plus depuis 2010.
Du nord au sud, vingt et un degrés d’écart le même mois

L’archipel s’étire sur près de trois mille kilomètres. En janvier, la moyenne va de 3,2 °C sous zéro à Sapporo à 17,3 °C à Naha, et l’écart sur les minimales atteint 21,3 °C, entre −6,4 et 14,9. Un seul mois ne suffit donc jamais à faire une valise japonaise : il faut le mois et la région.
| Ville | Janv. | Avril | Juillet | Oct. | Dans la valise |
|---|---|---|---|---|---|
| Sapporo (Hokkaidō) | −6,4 / −0,4 | 3,4 / 11,7 | 17,9 / 25,4 | 8,0 / 16,4 | Une vraie doudoune et des chaussures antidérapantes en hiver |
| Tokyo (Kantō) | 1,2 / 9,8 | 9,8 / 19,4 | 22,4 / 29,9 | 14,8 / 22,0 | Trois couches fines suffisent toute l’année |
| Kyoto (Kansai) | 1,5 / 9,1 | 9,2 / 20,1 | 23,6 / 32,0 | 14,4 / 23,4 | Une couche chaude de plus qu’à Osaka : 44,5 jours de neige par an |
| Osaka (Kansai) | 3,0 / 9,7 | 10,9 / 19,9 | 24,6 / 31,8 | 16,0 / 23,7 | L’été le plus lourd des cinq, 33,7 °C de maximale en août |
| Fukuoka (Kyūshū) | 3,9 / 10,2 | 11,5 / 19,9 | 24,6 / 31,2 | 16,0 / 23,7 | Un imperméable, il tombe 299,1 mm en juillet |
| Naha (Okinawa) | 14,9 / 19,8 | 19,1 / 24,3 | 27,0 / 31,9 | 23,5 / 28,1 | Pas de couche chaude, mais la valise d’une île subtropicale |

192,6 heures de soleil à Tokyo en janvier, 56,4 à Niigata à latitude voisine
Le contraste se lit en trois chiffres. Tokyo et Niigata sont à des latitudes voisines, séparées par la chaîne centrale.
| Janvier | Tokyo, façade Pacifique | Niigata, façade mer du Japon |
|---|---|---|
| Ensoleillement | 192,6 h | 56,4 h |
| Précipitations | 59,7 mm | 180,9 mm |
| Humidité | 51 % | 72 % |
| Minimale moyenne | 1,2 °C | 0,1 °C |

Trois fois moins de soleil et trois fois plus de précipitations, au même moment, pour une température presque identique. La façade Pacifique connaît un hiver sec et lumineux ; la façade mer du Japon un hiver gris, sous des chutes de neige parmi les plus abondantes du monde habité. Si votre itinéraire passe par Kanazawa, Takayama ou les Alpes japonaises, la veste imperméable cesse d’être une précaution et devient la pièce centrale.
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En juillet, l’air de Tokyo est à 76 % d’humidité pour 29,9 °C
Une maximale de 31,3 °C à Tokyo en août ne dit pas grand-chose. Ajoutez-y 74 % d’humidité relative, et vous obtenez ce que les Japonais appellent mushiatsui, un air qui colle. Osaka fait pire encore, avec 33,7 °C de maximale en août.
L’humidité relative mesure la quantité de vapeur d’eau contenue dans l’air, rapportée à la quantité maximale qu’il peut contenir à cette température. À 76 %, l’air est déjà aux trois quarts saturé : la sueur s’évapore mal, et un vêtement mouillé sèche lentement. C’est la raison pour laquelle un même 30 °C ne se porte pas pareil à Tokyo et à Séville, et pourquoi une chemise de coton reste humide toute la journée en juillet japonais quand elle sécherait en une heure ailleurs. Deux conséquences pour la valise : des matières qui évacuent plutôt qu’elles n’absorbent, et une pièce de rechange, parce que le séchage nocturne à l’hôtel n’est pas acquis.
Le coton devient inutilisable : il se gorge et ne sèche plus. Les coupes ajustées deviennent pénibles. Vous ne sécherez pas entre deux sorties, ce qui impose d’emporter plus de hauts que pour une destination chaude et sèche.
Osaka compte 222,4 heures de soleil en août, Takamatsu 221,2. Sur des journées aussi ensoleillées, un chapeau et des hauts respirants à manches longues valent mieux qu’un débardeur, qui expose sans rafraîchir davantage.
L’UPF mesure ce qu’un tissu arrête du rayonnement ultraviolet. La norme de référence, australo-néo-zélandaise AS/NZS 4399, retient quatre niveaux : UPF 15, 30, 50 et 50+. Un point de méthode change tout à l’usage : l’essai porte sur un tissu neuf, sec et non étiré. Un vêtement tendu sur la peau, ou trempé de sueur, protège moins que son étiquette. D’où la coupe ample, qui vaut ici autant que l’indice annoncé.
Les typhons, mois par mois et région par région
Sur la période 1991-2020, 11,7 cyclones tropicaux approchent le Japon chaque année, et 3,0 touchent terre, selon l’agence météorologique japonaise.
Un cyclone tropical est compté à partir d’un vent maximal soutenu de 17,2 m/s, soit 62 km/h. Une « approche » signifie que le centre du système est passé à moins de 300 km d’une station de la région, un « atterrissage » qu’il a traversé la côte. Les 11,7 approches annuelles sont donc 11,7 passages assez proches pour que le vent et la pluie changent votre tenue et, parfois, votre itinéraire.
La saison est nette : aucune approche de janvier à mars, puis une montée à partir d’avril, un pic à 3,3 approches en août et 3,3 en septembre, et une décrue en octobre. Les atterrissages culminent à 1,0 en septembre.
Le risque varie du simple au quadruple selon le district.
| District | Approches par an | Dans la valise |
|---|---|---|
| Okinawa | 7,7 | Un imperméable sérieux si vous partez entre juillet et octobre |
| Kyūshū sud et Amami | 4,3 | Prévoir une marge sur les vols intérieurs |
| Kyūshū nord | 3,8 | Idem, et des chaussures qui sèchent |
| Tōkai | 3,5 | Un jour de repli dans l’itinéraire de septembre |
| Kantō et Kōshin | 3,3 | Tokyo est concernée, contrairement à ce qu’on croit |
| Tōhoku | 2,7 | Risque réel mais plus faible |
| Hokkaidō | 1,9 | Quatre fois moins qu’à Okinawa |
Un parapluie se retourne au premier coup de vent. Une veste imperméable à capuche et des chaussures qui sèchent vite tiennent le choc. Et si vous partez en août ou en septembre vers le sud, gardez un jour de battement dans votre itinéraire, parce que les vols intérieurs s’annulent.
Fuji, Kumano Kodo, Alpes japonaises : trois massifs, trois garde-robes
Le Fuji, le Kumano Kodo et les Alpes japonaises ne se préparent pas comme une semaine à Tokyo. Dans les trois cas, l’équipement figure dans un texte officiel, et au Fuji il est vérifié avant le départ.
Le mont Fuji : trois pièces contrôlées au portail de la cinquième station
L’ascension n’est ouverte qu’en été : pour la saison 2026, du 1er ou du 10 juillet au 10 septembre selon la voie. Trois pièces sont obligatoires pour franchir le portail de la voie Yoshida : vêtements chauds, vêtement de pluie en veste et pantalon séparés, chaussures adaptées à la randonnée. Seuls ceux qui possèdent les trois passent, et un poncho de pluie souple ne remplit pas la règle des deux pièces.

Au plus chaud de la saison, le sommet, à 3 776 m, est à 6,4 °C de moyenne quand le pied est à 22,5 °C. La température peut y approcher zéro avant le lever du soleil, même en été : gardez la couche chaude sur vous pour l’attente du lever, quand le risque d’hypothermie monte.
Le Kumano Kodo : 3 969 mm de pluie par an à Owase, et des marches de pierre glissantes
La péninsule de Kii est l’une des régions les plus arrosées du Japon : Owase reçoit 3 969,6 mm de pluie par an, contre 1 598,2 mm à Tokyo, avec sept fois plus de journées dépassant 100 mm. Une veste qui tient sous une bruine tokyoïte ne tient pas sous ces averses. Sur la Nakahechi, le chemin le plus parcouru, la station de Kurisugawa, à 160 m, affiche une minimale moyenne de janvier de −1,2 °C, quand Shingū, sur la côte, est à 3,6 °C : ne vous habillez pas sur le bulletin de la côte.

Le chemin n’est pas technique mais physiquement exigeant, et la plupart des blessures viennent de glissades sur les pierres et les racines mouillées. Prenez une semelle qui accroche sur la pierre mouillée, des chaussures déjà rodées et des embouts caoutchouc pour les bâtons. Pour la première couche, évitez le coton et superposez des pièces fines.
Les Alpes japonaises : une obligation réglementaire de s’habiller selon la saison
L’ordonnance de sécurité en montagne de la préfecture de Nagano, en vigueur depuis décembre 2015, impose à son article 11 une tenue adaptée à la saison et aux conditions météorologiques. Ses lignes directrices demandent, même pour une sortie à la journée, lampe frontale, veste de pluie, vêtement chaud adapté à l’altitude du sommet, matières à séchage rapide sans sous-vêtement de coton, et vêtements de rechange rangés dans un sac étanche.
À Kamikōchi, l’entrée la plus fréquentée du parc national, les sentiers deviennent boueux sous la pluie : prenez une tige haute et une semelle crantée dès que vous quittez les promenades aménagées. La route alpine Tateyama-Kurobe mène à 2 450 m sans effort de marche ; pendant la saison du couloir de neige, il y faut une tenue de plein hiver, des chaussures imperméables et des lunettes de soleil.

À emporter, à laisser
À emporter
- Une couche intermédiaire zippée, celle que vous ouvrirez vingt fois par jour
- Des chaussettes en nombre, deux paires de plus que ce que vous auriez pris
- Des chaussures qui se retirent debout, sans vous asseoir ni délacer
- Une veste vraiment imperméable, surtout de juin à octobre
- Du mérinos plutôt que du coton, pour l’été comme pour l’hiver
- Un sac pliable, pour y ranger la couche que vous venez d’enlever
- Une petite serviette, usage japonais courant, utile à l’onsen et en été
- Rien pour le froid d’appoint : les kairo, chaufferettes adhésives, s’achètent dans n’importe quelle supérette japonaise
À laisser
- Le coton épais, il ne sèche pas dans un air à 76 % d’humidité
- Les chaussures à lacets serrés, une corvée quand on se déchausse six fois
- Les tenues habillées, aucun lieu touristique ne les demande
- Le parapluie fragile, il ne tiendra pas un coup de vent de typhon
- La doudoune volumineuse, sauf pour Hokkaidō en janvier
- Les chaussettes trouées, elles se verront, et plus souvent que vous ne croyez
La checklist pour le Japon
Pour deux semaines, en partant du principe que vous laverez une fois sur place. Les laveries automatiques sont partout et bon marché.
| Pièce | Quantité | Pourquoi | Variante |
|---|---|---|---|
| Hauts à manches courtes | 4 à 5 | L’humidité impose d’en changer souvent l’été | 2 suffisent de décembre à mars |
| Hauts à manches longues | 2 à 3 | Soleil en été, couche de base en hiver | 4 pour Hokkaidō en janvier |
| Couche intermédiaire zippée | 1 | La pièce la plus utilisée du séjour | 2 si vous partez en hiver |
| Veste imperméable | 1 | 234,8 mm à Tokyo en octobre, 299,1 mm à Fukuoka en juillet | Doudoune imperméable pour le nord en hiver |
| Pantalon | 2 | Marche urbaine intensive, et tenue correcte partout | Un short en plus de juin à septembre |
| Chaussettes | 8 à 10 | Vous vous déchausserez plusieurs fois par jour, et elles seront vues | Mérinos si vous marchez beaucoup |
| Chaussures de marche souples | 1 paire | Quinze kilomètres par jour à Kyoto n’ont rien d’exceptionnel | Modèle sans lacets, ou à lacets élastiques |
| Chaussures de rechange | 1 paire | Une paire mouillée en saison des pluies ne sèche pas en une nuit | Sandales fermées l’été |
| Petite serviette | 1 | Usage courant, et beaucoup de toilettes publiques n’en ont pas | Deux l’été |
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Vous vous déchausserez plusieurs fois par jour
Sur tatami, on marche en chaussettes, jamais en chaussons
Dans les auberges traditionnelles, on retire ses chaussures à l’entrée, et l’on dort sur des futons posés au sol. La même règle s’applique dans de nombreux temples, chez l’habitant et dans une partie des restaurants.
La conséquence est bête et coûteuse : vos chaussettes sont un vêtement visible. Emportez-en plus que d’habitude, choisissez-les sans trous ni logo criard, et préférez des chaussures qui se retirent debout. Sur tatami, on marche en chaussettes ou pieds nus, jamais avec les chaussons fournis, qui restent à l’entrée de la pièce.
Le yukata laissé dans votre chambre de ryokan et les chaussons de l’établissement se portent parfois à l’extérieur, parfois non, selon la maison. Demandez à la réception.
Les tatouages à l’onsen : aucun texte japonais ne les interdit
Aucun texte n’interdit le bain aux personnes tatouées. La loi sur les bains publics de 1948 ne prévoit qu’un seul motif de refus, la maladie contagieuse reconnue, et les bains des ryokan et des hôtels ne relèvent même pas de cette loi.
En mars 2016, l’Agence japonaise du tourisme a écrit aux fédérations d’hôteliers et de ryokan que « refuser le bain au seul motif qu’une personne est tatouée n’est pas approprié ».
En pratique l’établissement reste libre, et beaucoup refusent encore. Trois solutions : couvrir le tatouage avec un autocollant prévu pour cela, réserver un bain privatif, ou choisir une chambre avec bain privé. Un tatouage de petite taille, de la taille d’une paume par exemple, n’appelle aucune mesure particulière. Glissez les patchs dans votre valise avant de partir : ils se trouvent plus facilement en France qu’à la réception d’un ryokan de campagne.
Aucune couleur n’est à éviter
La question revient souvent, et la réponse est courte. Aucune couleur n’est déconseillée à un visiteur au Japon. Vous pouvez porter du blanc, du noir, du rouge et tout le reste sans risquer d’impair, dans la rue comme dans un temple.
Les conventions de couleur qui circulent concernent les cérémonies, mariages et funérailles, où l’on ne se rend pas en touriste et où l’on serait de toute façon guidé par ses hôtes. Aucune consigne officielle ne déconseille une couleur à un voyageur ordinaire.
Le yukata du ryokan se croise toujours dans le même sens
Le ryokan vous laisse un yukata dans la chambre, et il se porte le soir, au dîner comme au bain. Une seule règle compte : le pan droit se pose en premier contre le corps, le pan gauche se rabat par-dessus. L’inverse, le hidari-mae, est la manière dont on habille les défunts. C’est l’erreur de visiteur la plus visible et la plus facile à éviter.
Aux pieds vont les geta, ces sandales de bois sur deux tasseaux, ou des zōri plus plates ; les tabi sont les chaussettes à gros orteil séparé qui vont avec. Un détail qui surprend les Français : on ne porte pas le yukata serré, et la ceinture se noue bas sur les hanches pour les hommes. Demandez à la réception avant de sortir de l’établissement en yukata, l’usage variant d’une maison à l’autre.
Les tailles japonaises taillent plus petit
Les tailles japonaises sont calibrées sur la morphologie japonaise : elles taillent nettement plus petit qu’en Europe, et surtout plus étroit aux épaules et aux hanches.
Deux conséquences pratiques. Essayez systématiquement plutôt que de vous fier à une table de conversion, celles qui circulent en ligne étant rarement sourcées. Et si vous chaussez au-delà du 44, prévoyez vos chaussures depuis la France : les grandes pointures se trouvent, mais pas partout.
Les points à retenir
- La pièce la plus utile est la couche intermédiaire, parce qu’on entre et sort sans arrêt.
- En janvier, 21,3 °C séparent la minimale de Sapporo de celle de Naha.
- L’automne est plus arrosé que l’été à Tokyo : 234,8 mm en octobre contre 156,2 mm en juillet.
- L’humidité de Tokyo passe de 51 % en janvier à 76 % en juillet.
- Tokyo compte 192,6 heures de soleil en janvier, Niigata 56,4 à latitude voisine.
- 11,7 cyclones tropicaux approchent le Japon par an, avec un pic en août et septembre.
- Okinawa en reçoit 7,7 par an, Hokkaidō 1,9.
- Prévoyez deux paires de chaussettes de plus que d’habitude : elles seront vues.
- Aucune couleur n’est à éviter pour un visiteur.
Questions fréquentes
Comment s’habiller au Japon ?
En trois couches fines dont une s’enlève facilement, parce que vous alternerez toute la journée entre l’extérieur et des intérieurs chauffés ou climatisés. Ajoutez une veste imperméable, des chaussures qui se retirent sans être délacées, et plus de chaussettes que d’habitude.
Comment s’habiller au Japon en novembre ?
Deux couches et une veste à Tokyo, où la minimale moyenne est de 8,8 °C et la maximale de 16,7 °C. Ajoutez une vraie couche chaude si vous montez à Sapporo, où la moyenne tombe à 5,2 °C. Novembre est aussi l’un des mois les plus secs de l’automne, avec 96,3 mm à Tokyo.
Comment s’habiller au Japon en juillet ?
Manches courtes en mérinos ou en synthétique respirant, rien d’ajusté, et une couche légère pour la climatisation des trains et des magasins. Tokyo affiche 29,9 °C de maximale pour 76 % d’humidité. Une veste imperméable reste utile, juillet étant encore arrosé.
Faut-il un imperméable au Japon ?
Oui, et un vrai. Il tombe 234,8 mm à Tokyo en octobre, 299,1 mm à Fukuoka en juillet et 570,0 mm à Kagoshima en juin. Un parapluie se retourne dès qu’un typhon approche.
Quelle est la saison des typhons au Japon ?
Elle culmine en août et en septembre, avec 3,3 approches en moyenne chacun de ces deux mois sur la période 1991-2020. Aucune approche n’est enregistrée de janvier à mars. Okinawa est de loin la plus exposée, avec 7,7 approches par an contre 1,9 pour Hokkaidō.
Y a-t-il des couleurs à éviter au Japon ?
Non. Aucune couleur n’est déconseillée à un visiteur, ni dans la rue ni dans un lieu de culte. Les conventions de couleur concernent les cérémonies auxquelles un touriste n’assiste pas.
Quelle tenue pour visiter un temple au Japon ?
Une tenue correcte suffit, épaules et genoux couverts par correction plutôt que par obligation. Le déchaussage compte davantage : certains bâtiments se visitent sans chaussures, alors prévoyez des chaussettes présentables et des chaussures faciles à retirer.
Peut-on porter le yukata du ryokan à l’extérieur ?
Cela dépend de l’établissement : le yukata et les chaussons fournis se portent parfois dehors, parfois non, selon la maison. Demandez à la réception plutôt que de deviner.
Peut-on aller à l’onsen avec un tatouage ?
Oui du point de vue de la loi : aucun texte japonais n’interdit le bain aux personnes tatouées, et l’Agence japonaise du tourisme a écrit en 2016 aux fédérations d’hôteliers qu’un refus fondé sur ce seul motif « n’est pas approprié ». Chaque établissement reste toutefois libre de sa politique, et beaucoup refusent encore. Trois parades : un autocollant de couverture, un bain privatif, ou une chambre avec bain privé. Un tatouage de la taille d’une paume n’appelle aucune mesure particulière.
Quel équipement faut-il pour monter le mont Fuji ?
Trois pièces sont obligatoires et contrôlées au portail de la cinquième station, côté Yoshida : un vêtement chaud, un vêtement de pluie en veste et pantalon séparés, et des chaussures adaptées à la randonnée. Sans les trois, le passage est refusé. Ajoutez la lampe frontale, environ deux litres d’eau, un sous-vêtement à séchage rapide, des gants, un chapeau et des sacs étanches. Le sommet est à 6,4 °C de moyenne en août, contre 22,5 °C au pied : la couche chaude n’est pas optionnelle.
Destinations comparables
Si vous préparez plusieurs destinations asiatiques, ces pages traitent la même question dans des climats voisins ou opposés.
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- Toutes nos destinations en Asie
- Bien choisir ses vêtements de voyage
Voyageur urbain et adepte du minimalisme, Ludovic parcourt l’Europe et les grandes métropoles mondiales en bagage cabine uniquement. Il analyse les garde-robes polyvalentes capables d’enchaîner marche urbaine, visites culturelles, trajets en transports et dîners en ville. Il gère également le pôle croisières du site.
Sources et mise à jour
Données climatiques
- Japan Meteorological Agency, Tables of Climatological Normals (1991-2020). Normales calculées selon le règlement technique de l’Organisation météorologique mondiale. Les séries de Kyoto, du sommet du mont Fuji, de Kawaguchiko et des stations de la péninsule de Kii sont relevées station par station sur le portail japonais de la JMA, et non sur la table de synthèse anglaise, qui ne couvre que onze grands observatoires. data.jma.go.jp
- Paramètres repris ici : moyenne, maximale, minimale, précipitations, humidité relative et durée d’ensoleillement.
Cyclones tropicaux
- Japan Meteorological Agency, Normal statistics for tropical cyclones with maximum wind speeds of 17.2 m/s or higher, moyennes 1991-2020, par mois, par façade et par district. data.jma.go.jp
Mont Fuji
- Préfecture de Yamanashi, ordonnance du 15 mars 2024 relative aux sentiers de la voie Yoshida et son règlement d’application : refus de passage pour équipement insuffisant. pref.yamanashi.jp
- Conseil pour l’usage approprié du mont Fuji, réunissant le ministère de l’Environnement et les deux préfectures : lignes directrices de sécurité révisées en mars 2021, et dépliant officiel de la voie Yoshida en version française. fujisan-climb.jp
Kumano Kodo et monts Kii
- Tanabe City Kumano Tourism Bureau : équipement et nature du risque sur le chemin. tb-kumano.jp
Alpes japonaises
- Préfecture de Nagano, ordonnance de sécurité en montagne du 17 décembre 2015, article 11, et lignes directrices de mars 2018 que ce texte rend opposables. pref.nagano.lg.jp
- Ministère de l’Environnement, parc national de Chūbu-Sangaku et vision Kamikōchi 2026 : saison, accès et zonage des chaussures. env.go.jp
- Tateyama Kurobe Kankō, route alpine : altitude de Murodō, période du couloir de neige et conseils vestimentaires saisonniers. alpen-route.com
Bains, saisons et usages
- Agence japonaise du tourisme, note du 16 mars 2016 aux fédérations d’hôteliers et de ryokan sur l’accueil des voyageurs tatoués, et son annexe. mlit.go.jp
- Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales : relais du 18 mars 2016 aux préfectures, et présentation de la loi sur les bains publics de 1948. mhlw.go.jp
- Japan Meteorological Agency, dates normales 1991-2020 de floraison des cerisiers et de rougissement des érables, et avis du 25 décembre 2009 mettant fin aux prévisions de floraison. data.jma.go.jp
- Agence des affaires culturelles, support pédagogique sur le port du yukata. bunka.go.jp
- Norme AS/NZS 4399 pour l’indice UPF de protection ultraviolette des textiles.
Usages et étiquette
- Japan National Tourism Organization, Custom & Manners. japan.travel
Tailles de vêtements
- Normes japonaises JIS L 4004 (vêtements masculins) et JIS L 4005 (vêtements féminins), qui définissent les systèmes de tailles et leur mode d’indication.
Données produit
- Caractéristiques techniques Cimalp, relevées sur les fiches produit de cimalp.com.
- Imperméabilité mesurée selon l’essai de pression hydrostatique de la norme ISO 811:2018.
Non documenté faute de source officielle
- Aucune source officielle ne déconseille une couleur de vêtement à un visiteur au Japon. Les conventions qui circulent portent sur les cérémonies et se contredisent entre elles : aucune n’est reprise ici.
- Aucune table de conversion des tailles japonaises n’est publiée sur cette page : celles qui circulent proviennent de sites marchands et ne sont pas sourcées sur les normes JIS elles-mêmes.
- Aucune température mesurée n’existe au-dessus de 1 350 m dans les Alpes japonaises : la station de Kamikōchi ne relève que les précipitations, et les deux stations qui dépassaient 2 200 m sont fermées depuis 2005 et 2010. Aucun chiffre n’est attribué aux sommets, et aucun gradient n’est appliqué pour en fabriquer un.
- La JMA ne publie aucune normale de précipitations au sommet du mont Fuji : le relevé existe pour la température, pas pour la pluie. Aucun cumul n’est donc donné pour le sommet.
- L’Agence japonaise du tourisme indique avoir conduit une enquête sur l’accueil des clients tatoués dans les établissements de bain, mais n’en a jamais publié les résultats. Les pourcentages qui circulent proviennent de la presse japonaise et ne sont pas repris ici.
- L’indice UV n’est pas chiffré ici : aucun service officiel japonais n’en publie par ville.
Vêtements-voyage.com est édité par Cimalp, marque française de vêtements techniques outdoor depuis 1964. Mis à jour le 8 octobre 2026.





